Le Canada a retiré la Syrie de sa liste de soutien au terrorisme, une décision que Damas a saluée, la qualifiant de « développement positif et constructif ».
Le Canada a annoncé vendredi sa décision de retirer la Syrie de sa liste d’États soutenant le terrorisme, alors que la Syrie approche du premier anniversaire du renversement réussi de l’ancien dictateur Bashar al-Assad.
Le gouvernement canadien a souligné que les États-Unis avaient pris une mesure similaire. Les responsables ont déclaré que ce changement reflète les efforts déployés par le gouvernement de transition syrien dirigé par le président Ahmed al-Sharaa pour stabiliser le pays et travailler avec les partenaires internationaux pour réintégrer la Syrie dans la communauté mondiale.
Le ministère canadien des Affaires étrangères a déclaré que de telles décisions n’avaient pas été prises à la légère. Le Canada a initialement inscrit la Syrie sur la liste des États soutenant le terrorisme en 2012, après que la violente répression par Assad des manifestations en faveur de la démocratie ait conduit à une guerre civile sanglante.
Pendant des années, le groupe armé anti-Assad Hayat Tahrir al Sham, connu sous le nom de HTS, a été confronté à de nombreuses sanctions en raison de ses liens avec al-Qaïda. Le groupe était dirigé par Al-Sharaa, connu à l’époque sous le pseudonyme d’Abu Mohammed Al-Jolani.
Cependant, les gouvernements occidentaux ont désormais changé de position. Plusieurs pays ont retiré le groupe de leurs listes de sanctions afin d’améliorer la coopération avec les nouvelles autorités de transition syriennes qui ont pris le contrôle du pays après avoir vaincu Assad fin 2024.

Le ministère a déclaré que des sanctions s’appliquent toujours à cinquante-six Syriens, dont d’anciens responsables de l’ère Assad et des membres de sa famille.
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Al-Sharaa a pris ses distances avec son passé d’Al-Qaïda et avant la libération de Damas par le HTS, il avait fait des efforts pour réformer l’image du groupe.
Al-Sharaa s’est également efforcé de se démarquer de son ancienne identité d’Al-Jolani et a présenté un style de leadership plus tolérant depuis qu’il est devenu président de la Syrie libre d’Assad.
Al-Sharaa a prononcé un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies cette année. Il a déclaré que la Syrie est en train de reconquérir la place qui lui revient parmi les nations du monde après être devenue un paria sous Assad.
Le discours a mis l’accent sur la reconstruction des partenariats économiques, notamment avec les États-Unis et l’Union européenne.
Les États-Unis ont partiellement suspendu leurs sanctions contre la Syrie en juin. Cette décision a ensuite été prolongée en novembre à la suite de discussions entre al-Sharaa et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche.
Peu avant la réunion de la Maison Blanche, les États-Unis ont déclaré qu’Al-Sharaa n’était plus classé parmi les terroristes mondiaux spécialement désignés. Cette décision témoigne en outre du soutien de Washington à la transition politique en cours en Syrie.
La décision du Canada suit cette tendance diplomatique en évolution. Cela suggère un changement de vision internationale du gouvernement syrien et une reconnaissance de ses tentatives de guider le pays vers un nouvel avenir politique.






