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Tony Blair a proposé comme «vice-roi» de Gaza

Tony Blair et une carte de Gaza (crédit: Wikimedia Commons)

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair est aligné pour diriger une proposition d’autorité de transition à Gaza dans le cadre d’un plan quinquennal soutenu par Washington.

Selon des rapports, Blair, largement considéré comme un criminel de guerre en raison de son rôle dans la guerre illégale de l’Irak, est aligné pour diriger le Autorité de transition internationale de Gazaun organisme soutenu par Washington destiné à gouverner Gaza pendant jusqu’à cinq ans.

L’autorité agirait en tant que «corps politique et juridique suprême» de Gaza pendant la période de transition et serait soutenu par une force de sécurité arabe multinationale avec une implication des Nations Unies.

Blair a participé à une réunion de haut niveau en août pour discuter du plan, qui a été convoqué par l’ancien président américain Donald Trump.

Le plan se serait appuyé sur des modèles de transition utilisés au Timor-Leste et au Kosovo, avec un conseil de surveillance présidé par Blair supervisant un cabinet exécutif.

L’ancien président George W Bush et l’ancien Premier ministre Tony Blair (crédit: Wikimedia)

Les propositions comprennent les ministères pour la santé, les finances, les infrastructures, la justice, le bien-être et les services municipaux, ainsi qu’une «unité de préservation des droits de propriété» pour protéger les terres palestiniennes et les réclamations de logement.

Une présentation controversée liée à l’Institut Tony Blair a flotté des idées pour une «Gaza Riviera», des zones économiques spéciales et offrant des paiements pour un demi-million de Palestiniens à déménager à l’étranger.

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L’institut nie officiellement de telles propositions, mais leur circulation a accru les craintes palestiniennes que la reconstruction puisse masquer les tentatives d’ingénierie démographique.

L’implication de Blair dans une planification détaillée, y compris la participation à une réunion de la Maison Blanche avec Donald Trump et les aides seniors, souligne le rôle central de Washington dans la poursuite du programme.

La feuille de route reste incertaine, car elle dépend de l’acceptation palestinienne, de la coopération de l’État arabe et d’un mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Ce sont des éléments qui restent loin d’être garantis.

Le président américain Donald Trump rencontre les dirigeants arabes et musulmans pour l’avenir de Gaza. 23 septembre 2025. (Celal Güneş – Agence Anadolu)

L’Institut Tony Blair a été impliqué dans la rédaction des stratégies de reconstruction d’après-guerre, bien qu’il nie soutenir la relocalisation forcée des Palestiniens dans le cadre de ses propositions.

Les sources suggèrent que Blair opérerait initialement en Égypte avant de déménager à Gaza une fois que les conditions le permettreont.

Le régime exige que l’approbation du consentement palestinien et du Conseil de sécurité se déroule.

Les critiques soutiennent que la proposition risque d’approfondir la méfiance palestinienne, car elle place un étranger longtemps associé aux guerres occidentales au centre de leur gouvernance.

Les factions palestiniennes n’ont pas encore annoncé des positions officielles sur le plan, bien que le scepticisme soit répandu compte tenu de l’histoire de Blair dans la région.

Record sanglant de Tony Blair

Tony Blair a été Premier ministre britannique entre 1997 et 2007. On se souvient de lui-même pour avoir aligné fermement la Grande-Bretagne sur la politique étrangère des États-Unis après 2001.

Sa décision de soutenir l’invasion de l’Irak de 2003 reste l’aspect déterminant de son héritage. Beaucoup le considèrent toujours responsable d’une guerre qui a provoqué une immense dévastation.

Blair a souvent été décrit comme un criminel de guerre par des critiques à travers les mondes arabes et musulmans. Ses actions en Irak et en Afghanistan restent profondément controversées.

L’enquête Chilcot a condamné les affirmations exagérées de son gouvernement sur les armes de destruction massive et a conclu que des options pacifiques de désarmement n’avaient pas été épuisées.

En 2004, les militants ont soumis une requête à la Cour pénale internationale exhortant une enquête sur Blair pour des crimes de guerre présumés en Irak.

En 2011, le Tribunal des crimes de guerre de Kuala Lumpur a déclaré Blair et George W. Bush coupables de crimes contre la paix et les violations du droit international, bien que le verdict ne porte aucune force juridique.

Blair a nié un acte criminel, mais a à plusieurs reprises reconnu la responsabilité morale des décisions prises lors de son poste de premier ministre.

Pour les Palestiniens, son record en tant qu’envoyé du Quartet entre 2007 et 2015 laisse également peu de bonne volonté. Son mandat était largement considéré comme inefficace et biaisé envers les intérêts israéliens.

La possibilité que Blair dirige une administration de Gaza reste donc lourde de controverse.

Pour beaucoup, le symbolisme d’un leader étiqueté un criminel de guerre gouvernant les Palestiniens soulève de profondes questions de légitimité.

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