Les forces israéliennes ont mené une incursion militaire dans la province de Quneitra, au sud-ouest de la Syrie, établissant des points de contrôle, perquisitionnant des maisons et arrêtant deux Syriens, ce qui représente un modèle d’escalade des opérations militaires israéliennes dans le sud de la Syrie.
Une mission d’enquête de l’ONU est arrivée à Qunietra à la suite d’un raid militaire mené par les forces israéliennes dans le village de Sidat al-Hanout, dans la province syrienne de Quneitra, selon les médias officiels syriens. Le raid a impliqué six véhicules militaires et comprenait des fouilles de domiciles civils et l’établissement de plusieurs points de contrôle dans toute la zone.
La télévision d’État syrienne Alikhbaria a rapporté que les troupes israéliennes ont fouillé quatre maisons et érigé quatre points de contrôle à l’intérieur du village. Aucune information immédiate n’était disponible concernant les arrestations ou les victimes suite à l’incursion, laissant les habitants dans l’incertitude quant à l’issue de l’opération.
Inquiétudes face aux raids israéliens
Ce raid intervient alors que l’activité militaire israélienne dans le sud de la Syrie s’est fortement intensifiée ces derniers mois. Les autorités locales et les habitants affirment que ces incursions quasi quotidiennes ont exacerbé les tensions et perturbé la vie quotidienne dans la région.
Le même jour que le raid, des responsables de Quneitra ont déclaré qu’un comité d’enquête de l’ONU était arrivé dans la province pour documenter les violations présumées liées à l’activité militaire israélienne. Cette visite reflète l’attention internationale croissante portée aux opérations dans la région et à leur impact sur les civils.
« La commission d’enquête de l’ONU est arrivée à Quneitra dans le cadre de sa mission visant à documenter les violations commises par l’armée d’occupation israélienne contre les civils et leurs biens », a déclaré le gouvernorat de Quneitra dans un communiqué publié sur sa chaîne officielle Telegram.
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Les autorités locales affirment que l’effort de documentation est essentiel, car les résidents signalent des incursions répétées, des dégâts matériels et des détentions temporaires. Ils soutiennent qu’une surveillance soutenue pourrait contribuer à créer un compte rendu officiel des événements sur le terrain.
Ce raid faisait suite à d’autres opérations israéliennes récentes à Quneitra. Les médias syriens ont rapporté que les forces israéliennes ont brièvement arrêté deux jeunes hommes à un point de contrôle établi après une précédente incursion dans les villages voisins.
Les deux hommes ont été arrêtés à un poste de contrôle installé entre la ville d’Umm Batna et le village d’al-Ajraf, dans la campagne de Quneitra. Ils ont ensuite été libérés, mais aucun détail n’a été fourni sur les raisons de leur détention ni sur la durée de leur détention.
Les habitants ont peur
Les résidents affirment que de tels incidents contribuent à un climat de peur et d’imprévisibilité. Même les détentions de courte durée, affirment-ils, renforcent les craintes selon lesquelles les déplacements des civils et leur vie quotidienne restent soumis à des actions militaires soudaines.
Le raid de Sidat al-Hanout intervient dans le contexte d’opérations israéliennes bien plus meurtrières ailleurs dans le sud de la Syrie. Lors d’un autre incident rapporté par les médias internationaux, les forces israéliennes ont attaqué le village de Beit Jin et ont ouvert le feu après avoir affronté les habitants, tuant au moins 13 personnes.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a qualifié cette attaque de « massacre horrible » et a déclaré que des femmes et des enfants figuraient parmi les personnes tuées. Un responsable local, Walid Okasha, a déclaré que les victimes étaient des civils, dont une famille et un homme qui s’était marié la veille.
Israël a déclaré que l’opération Beit Jin visait des suspects du groupe militant Jamaa Islamiya qui planifiaient des attaques contre Israël, et que les troupes avaient riposté après avoir été essuyées. La Jamaa Islamiya est la branche libanaise des Frères musulmans.
Les autorités israéliennes n’ont fourni aucune preuve pour étayer ces allégations, pas plus que le gouvernement syrien ni le JI. Pour les Syriens de Quneitra, l’épisode souligne les craintes qu’un raid comme celui de Sidat al-Hanout puisse s’intensifier sans avertissement.
Les données du gouvernement syrien montrent que depuis décembre 2024, Israël a mené plus de 1 000 frappes aériennes sur la Syrie et plus de 400 raids transfrontaliers dans les provinces du sud.
Les responsables affirment que de telles actions sapent les efforts de stabilité et compliquent les plans visant à attirer les investissements et à améliorer les conditions économiques dans la région.






