Lors de la dernière attaque contre l’Islam en Terre Sainte, les législateurs israéliens proposent une législation qui imposerait de nouvelles restrictions sur l’utilisation de haut-parleurs pour l’appel à la prière islamique à Jérusalem, suscitant une ferme condamnation de la part des chefs religieux et des défenseurs des droits.
Le projet de loi, soutenu par les membres de la coalition gouvernementale d’extrême droite israélienne, exigerait des permis pour l’utilisation des haut-parleurs des mosquées et accorderait aux autorités des pouvoirs plus larges pour restreindre ou pénaliser leur utilisation. Les partisans affirment que la mesure répond aux problèmes de bruit, tandis que les critiques affirment qu’il s’agit d’une attaque directe contre la pratique religieuse islamique et l’identité palestinienne.
La législation fait suite à l’approbation par le Comité ministériel israélien pour la législation et devrait passer par le processus parlementaire à la Knesset.
Des personnalités religieuses palestiniennes ont averti que cette décision représentait une dangereuse escalade contre les libertés religieuses musulmanes. Cheikh Ekrima Sabri, l’imam de la mosquée Al Aqsa, a décrit cette proposition comme une tentative de légitimer les restrictions qui ciblent de plus en plus les pratiques islamiques à Jérusalem.
Le Conseil suprême de la Fatwa de Palestine a également condamné le projet de loi, arguant qu’Israël n’a pas le droit, en vertu du droit international, d’interférer avec les rites religieux et les actes de culte dans les territoires occupés.

Cette proposition a ravivé le souvenir des tentatives précédentes visant à restreindre l’appel à la prière. En 2017, un projet de loi similaire a été adopté en lecture préliminaire à la Knesset mais n’est finalement pas parvenu à devenir loi après une large opposition de la part des citoyens palestiniens d’Israël, des institutions religieuses et des observateurs internationaux.
Les commentateurs palestiniens affirment que la dernière initiative fait partie d’une campagne plus large menée par le gouvernement d’extrême droite israélien visant à remodeler le caractère religieux et démographique de Jérusalem et à marginaliser davantage les communautés palestiniennes des deux côtés de la Ligne verte.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues dans les territoires palestiniens occupés et d’une surveillance internationale croissante de la politique israélienne à Jérusalem, en Cisjordanie occupée et à Gaza.
Pour de nombreux Palestiniens, l’appel à la prière n’est pas simplement une pratique religieuse mais un symbole d’identité culturelle et nationale. Toute tentative de la restreindre est donc considérée comme faisant partie d’un effort plus large visant à éroder la présence palestinienne dans la Palestine historique.






