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Le gouvernement syrien condamne la conférence SDF et se retire des pourparlers de Paris

Fighters of the Syrien Democratic Forces in the Raqqa Stadium – 06/03/2018 – Voice of America – Picryl.com

Damas a condamné une récente conférence des Forces démocratiques syriens (SDF) en tant que violation de l’accord du 10 mars, se retirant des négociations prévues à Paris.

Le gouvernement syrien a dénoncé samedi une récente conférence organisée par le SDF kurde dans le nord-est de la Syrie, le qualifiant de «coup dur» aux pourparlers en cours et à une «violation claire» de l’accord du 10 mars.

Une source gouvernementale, citée par l’agence de presse arabe syrienne (SANA), a déclaré que la réunion n’était «pas un cadre national unificateur» mais plutôt une «coalition fragile» de parties cherchant à saper l’unité et la souveraineté de la Syrie.

Damas a accusé les participants de «héberger les agendas séparatistes, de s’appuyer sur le soutien étranger et d’éviter les engagements dans le cadre du processus de paix». Il a déclaré que l’inclusion des «chiffres séparatistes impliqués dans des actes hostiles» était une tentative d’international pour «internationaliser la question syrienne, inviter une intervention étrangère et réimposer les sanctions».

Le gouvernement a déclaré que les propositions soulevées lors de la conférence – y compris les appels à un nouveau «noyau de l’armée nationale», les amendements à la déclaration constitutionnelle et les modifications des divisions administratives – ont directement contredite les dispositions de l’accord du 10 mars, ce qui impose l’intégration de toutes les institutions civiles et militaires du nord-est de la Syrie dans les structures d’État.

Les tensions entre Damas et le SDF ont augmenté ces derniers jours. Le 2 août, le ministère syrien de la Défense a accusé le SDF d’avoir blessé quatre soldats et trois civils dans une attaque de fusée près de Manbij, décrivant l’agression comme «irresponsable» et affirmant qu’elle avait été effectuée pour des «raisons inconnues». Le ministère a déclaré: «Les forces de l’armée s’efforcent de faire face aux sources d’incendie qui ciblaient les villages civils près des lignes de déploiement», ajoutant plus tard qu’il m’effectuait de «frappes précises».

Forces démocratiques syriennes (SDF) – 1er juin 2016 – Kurdishstruggs – Flickr

Le SDF a nié avoir ciblé des civils, affirmant qu’il répondait à «une agression d’artillerie non provoquée ciblant les zones peuplées par des civils avec plus de dix obus» par des factions au sein du gouvernement syrien. Le groupe a déclaré: « Bien que nous réaffirmons notre engagement à respecter les accords de désescalade actuels, nous appelons les autorités pertinentes du gouvernement syrien à assumer la responsabilité et à maîtriser les factions indisciplinées. »

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Deux jours plus tard, le 4 août, le SDF a allégué que des factions liées au gouvernement avaient attaqué quatre de ses positions dans la région de Deir Hafer de la province d’Alep vers 3 heures du matin, avec des affrontements d’une durée d’environ 20 minutes. « Nous tenons le gouvernement de Damas entièrement responsable de ce comportement et réaffirmons que nos forces sont désormais plus préparées que jamais à exercer leur droit légitime de répondre de pleine force et de détermination », a déclaré le groupe. Damas a blâmé le SDF pour l’incident, répétant ses critiques antérieures.

Damas a également accusé des «factions kurdes extrémistes» au sein du SDF de poursuivre «un changement démographique systématique contre les Syriens arabes» sous des instructions des montagnes Qandil irakiennes, où le PKK opère.

Le gouvernement a souligné que la forme de l’État syrien doit être déterminée «par le biais d’une constitution permanente approuvée par référendum populaire», et non «par une compréhension des factions ou une coercition armée».

Paris Talks

À la suite de la conférence, Damas a confirmé qu’il ne participera à aucune réunion prévue à Paris et refuserait de négocier avec «toute partie cherchant à relancer l’ère du régime défunt sous n’importe quel nom ou couverture».

Il a exhorté le SDF à «s’engager sérieusement» dans la mise en œuvre de l’accord du 10 mars et a appelé les médiateurs internationaux à «déplacer toutes les discussions dans la capitale syrienne», décrivant Damas comme «l’adresse légitime et nationale du dialogue entre les Syriens».

Ahmed Al-Sharaa a été nommé président par intérim de la Syrie le 29/01/25.

Le 10 mars, la présidence syrienne a annoncé la signature d’un accord pour l’intégration du SDF dans les institutions d’État, réaffirmant l’unité territoriale du pays et rejetant toute tentative de division. Le SDF est dominé par le YPG, la branche syrienne du PKK.

Bashar al-Assad, le chef tyrannique de la Syrie depuis près de 25 ans, s’est enfui en Russie en décembre, mettant fin au règne despotique du parti Baath, qui était au pouvoir depuis 1963. Une nouvelle administration transitoire dirigée par l’actuel président Ahmed Al-Sharaa a été formée en janvier.

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