Journaliste Bilal Abdul Kareem dit que la Syrie doit répondre avec force aux saisies de terres effrontées d’Israël et violations de son territoire ou risquez le pays de faire partie du «Grand Israël».
L’incursion récente des forces israéliennes en territoire syrien près d’Al Kiswah, à seulement 10 kilomètres de Damas, est un rappel frappant de l’audace croissante des actions d’Israël contre une nation souverain.
L’opération, qui a vu 60 soldats israéliens descendre des hélicoptères, opèrent sans conteste pendant deux heures et qui parte sans résistance, n’est pas seulement une violation de l’intégrité territoriale de la Syrie – c’est un défi direct à sa souveraineté et à une escalade dangereuse qui exige une réponse.
Les actions d’Israël ne sont pas isolées. Des frappes aériennes fréquentes à Quneitra près des Golan Heights à l’établissement de points de contrôle, des raids de maison et des arrestations dans le sud de la Syrie, Israël a montré un schéma de provocation.
La présence de forces de milice druze soutenues par les Israël, pilotant ouvertement des drapeaux israéliens et promettant d’allégeance au projet dit «Greater Israel», souligne en outre la menace existentielle que la Syrie est confrontée.
L’approbation publique par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de cette vision expansionniste, couplée à l’absence d’une réponse syrienne robuste, ne fait que remanier de nouvelles incursions.
Réaction tiède
Abonnez-vous à notre newsletter et restez au courant des dernières nouvelles et mises à jour du monde musulman!
La réaction tiède du gouvernement syrien – limité aux déclarations de condamnation – est terriblement en deçà de ce qui est nécessaire. Les condamnations ne dissuadent pas les agresseurs; Ils signalent une faiblesse.
Pour une nation qui a enduré des années de conflit et de bouleversements, l’absence d’une réponse militaire ou stratégique à une violation aussi flagrante est alarmante. Le fait que les forces israéliennes puissent opérer si près de la capitale sans rencontrer une résistance soulève de sérieuses questions sur la capacité de la Syrie à se défendre et à l’engagement du gouvernement à protéger son peuple.

Ce n’est pas un appel à une guerre imprudente, mais pour une réponse calculée et résolue pour dissuader l’agression. Les actions d’Israël démontrent que cela ne s’arrêtera pas à moins de résistance significative.
La direction syrienne, sous Ahmed Al Sharaa, peut vouloir éviter d’être appâté dans un conflit plus large, mais l’inaction n’est pas une stratégie – elle est abandonnée par défaut. La chute des régions du Sud comme Suweida aux forces soutenues par Israël et l’influence incontrôlée à Quneitra et Dara’a montrent que la Syrie perd du terrain, pièce par morceau.
S’il est laissé sans réponse, le rêve d’un «grand Israël» pourrait devenir une réalité aux dépens de la Syrie, avec Damas lui-même potentiellement menacé.
Leçons de Gaza
L’histoire de la résilience de la Syrie, en particulier dans sa révolution pour renverser la domination autoritaire, offre une leçon de défi. Le peuple syrien n’a pas subi des années de lutte pour voir leur pays sculpté par les forces extérieures. Les objectifs de la révolution de la justice et de la libération doivent désormais s’étendre à la défense des frontières de la nation.
Bien que la Syrie ne puisse pas correspondre à l’armée israélienne, l’exemple de Gaza – où la résistance s’est tenue ferme contre les cotes écrasantes – montre que la détermination et l’action stratégique peuvent faire une différence. La Syrie a un potentiel inexploité, à la fois dans son peuple et dans ses ressources militaires, à s’affirmer.
Le gouvernement syrien doit agir de manière décisive. Au-delà des mesures militaires, les érudits et les dirigeants de la Syrie doivent mobiliser le soutien du public, articuler un plan clair et tenir le gouvernement responsable de sa réponse. Le silence de l’oula et les vagues condamnations des fonctionnaires ne suffisent pas. Le peuple syrien mérite la transparence et l’action.
L’agression d’Israël prospère sur l’hérie de l’hérie. Chaque incursion non contestée en invite une autre. Si la Syrie doit préserver sa souveraineté et protéger son peuple, elle doit montrer Israël – et le monde – qu’il ne restera pas paresseusement lorsque son territoire est érodé. Le temps des demi-mesures est terminé. La Syrie doit répondre par nécessité pour protéger son avenir.
Bilal Abdul Kareem est un journaliste américain connu pour couvrir la guerre civile syrienne. Il a travaillé avec CNN, BBC, Sky News et Channel 4, et fondé sur le terrain des reportages en anglais de la Syrie où il est basé depuis 2012. Vous pouvez le suivre sur Twitter ici.






