Les Émirats arabes unis (EAU) ont fermement condamné et dénoncé ce qu’ils ont qualifié d’« émeutes », de « vandalisme » et d’« attaques » visant leur ambassade et la résidence du chef de mission en Syrie. Les Émirats arabes unis ont réaffirmé leur rejet catégorique et leur condamnation de ces actes inacceptables, y compris ceux dirigés contre leurs symboles nationaux.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a souligné le rejet catégorique des Émirats arabes unis de telles pratiques destructrices, soulignant la nécessité de protéger les locaux diplomatiques, les missions et leur personnel conformément aux lois et normes internationales, en particulier la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, qui garantit l’inviolabilité des locaux diplomatiques et la protection du personnel diplomatique.
Les Émirats arabes unis ont appelé la République arabe syrienne à respecter ses obligations de protéger l’ambassade et son personnel, d’enquêter sur les circonstances entourant ces attaques, d’empêcher qu’elles ne se reproduisent et de prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour que les auteurs répondent de leurs actes.
Réponse diplomatique
Les Émirats arabes unis ont fermement condamné samedi « les émeutes et les attaques » visant leur mission diplomatique et la résidence de leur chef de mission dans la capitale syrienne, Damas.


Le ministère a également exprimé son rejet des « insultes inacceptables envers les symboles nationaux du pays », soulignant la ferme opposition des Émirats arabes unis à de telles actions.
Il a exhorté les autorités syriennes à assurer la protection des missions diplomatiques et de leur personnel conformément au droit international, notamment à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, qui garantit la pleine immunité des locaux et du personnel diplomatiques.
Les Émirats arabes unis ont également appelé la Syrie à enquêter sur l’incident, à empêcher qu’il ne se reproduise et à prendre toutes les mesures juridiques nécessaires contre les responsables.
Le Qatar, pays arabe du Golfe qui entretient des liens étroits avec Damas, n’a pas tardé à condamner l’incident.
« L’État du Qatar exprime sa ferme condamnation et dénonciation des émeutes et des attaques visant l’ambassade des Émirats arabes unis (EAU) frères et la résidence de son chef de mission à Damas ainsi que la violation de l’inviolabilité des missions diplomatiques qui les accompagnaient. Le ministère des Affaires étrangères affirme que prendre pour cible des locaux diplomatiques constitue une violation flagrante du droit international, soulignant la nécessité de tenir les auteurs de ces actes pour responsables et de veiller à ce que de tels actes ne se reproduisent pas.
« Le ministère réitère l’entière solidarité de l’État du Qatar avec les Émirats arabes unis, soulignant l’importance de prendre les mesures nécessaires pour garantir la protection des missions diplomatiques et assurer la sûreté et la sécurité de leur personnel, conformément aux dispositions du droit international et de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. »
Les Émirats arabes unis ont récemment été critiqués en raison de leurs relations étroites avec Israël et de leurs efforts visant à cibler et à diffamer les groupes musulmans avec lesquels ils ne sont pas d’accord. Leurs efforts, combinés à la défense passionnée de la normalisation avec Tel Aviv par Dubaï, leur ont valu une réputation de « régime arabe sioniste » ou de pays musulman hostile aux causes islamiques, y compris la cause palestinienne.
Contexte de la protestation
L’incident fait suite à une manifestation organisée jeudi par des Syriens devant l’ambassade des Émirats arabes unis à Damas, où les manifestants ont exigé la libération du chef de faction Issam Buwidani, alléguant qu’il est détenu par les autorités des Émirats arabes unis. Il n’y a eu aucun commentaire officiel d’Abu Dhabi sur ces affirmations.
Buwidani est une figure associée aux factions armées entrées à Damas avec les forces de l’opposition syrienne fin 2024, contribuant au renversement du régime de Bachar al-Assad.
La protestation a semblé dégénérer en actes visant les biens diplomatiques, suscitant la condamnation des responsables des Émirats arabes unis et de nouveaux appels au respect des normes internationales régissant la protection diplomatique.
Parallèlement, le ministère syrien des Affaires étrangères a réaffirmé dans un communiqué sa « position ferme et cohérente rejetant toute attaque ou tentative d’approche des ambassades et des locaux diplomatiques accrédités en Syrie ».
Il a souligné que ces sites sont protégés par le droit international et les conventions diplomatiques et représentent des symboles des relations entre les États et les peuples.
Le ministère a également exprimé son « rejet catégorique et sa condamnation de tout slogan ou action insultant les États ou portant atteinte à leurs symboles », affirmant qu’un tel comportement contredit les principes de respect mutuel et de coopération internationale.
Tout en affirmant le droit des citoyens d’exprimer leurs opinions, le ministère syrien des Affaires étrangères a souligné que ce droit doit être exercé « dans le cadre de la loi et dans le respect de l’ordre public, sans actions susceptibles de menacer la stabilité ou les missions diplomatiques ».






