Actualités

Un ministre israélien extrémiste envahit la mosquée Al Aqsa après sa réouverture

Jérusalem Israël 26.05.2025 le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben Gvir lors des célébrations de la Journée de Jérusalem devant la porte de Damas de la vieille ville de Jérusalem crédit : Teo K / Shutterstock.com

Le ministre israélien d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, est entré dimanche dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée sous forte protection policière, suite à la récente réouverture du site.

Citant le gouvernorat de Jérusalem, l’agence de presse officielle palestinienne Wafa a déclaré que l’incursion intervient dans un contexte d’escalade continue des violations contre les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem-Est, ainsi que de restrictions persistantes sur l’accès des fidèles à la mosquée.

De telles incursions de Ben-Gvir sont généralement menées sans annonce publique préalable. Les ministres israéliens ne sont autorisés à entrer dans le complexe d’Al-Aqsa qu’avec l’approbation préalable du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le ministre extrémiste a poursuivi ces provocations malgré les condamnations arabes, islamiques et internationales répétées.

La mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu saint des musulmans au monde. Les Juifs appellent cette zone Mont du Temple, affirmant qu’il s’agissait du site de deux temples juifs dans l’Antiquité.

Le raid de dimanche intervient après que les forces israéliennes ont transformé samedi certaines parties de Jérusalem-Est, notamment la vieille ville et la porte de Damas, en zone militarisée, établissant des points de contrôle lors des célébrations du samedi saint à l’église du Saint-Sépulcre.

Les autorités israéliennes avaient précédemment fermé l’église pendant 40 jours, invoquant des problèmes de sécurité présumés dans un contexte de tensions régionales.

JERUSALEM – 17 FÉVRIER : Des Palestiniens se rassemblent dans la cour de la mosquée Al-Aqsa pour observer le croissant de lune avec un télescope, marquant le début du mois sacré du Ramadan à Jérusalem, le 17 février 2026. ( Mostafa Alkharouf – Agence Anadolu)

Vendredi, des milliers de fidèles palestiniens se sont rassemblés à la mosquée Al-Aqsa pour les premières prières du Jummah après une fermeture qui a duré plus de cinq semaines.

Israël a annoncé mercredi qu’il rouvrirait Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem-Est occupée à partir de jeudi matin, autorisant l’accès pour la première fois en 40 jours à la suite des restrictions imposées pendant la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

De grandes foules ont commencé à arriver tôt le matin, remplissant les cours de la mosquée d’hommes, de femmes, d’enfants et de fidèles âgés, reflétant l’empressement des Palestiniens à revenir après une absence prolongée.

Pendant la fermeture, les Palestiniens n’avaient pas le droit d’accomplir les prières quotidiennes, y compris cinq prières consécutives du Jummah les 6, 13, 20 et 27 mars ainsi que le 3 avril. Le culte a repris le sixième vendredi, le 10 avril.

Les autorités israéliennes avaient fermé les deux sites depuis le 28 février, invoquant les mesures de sécurité prises lors de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

Ils ont également empêché les prières de l’Aïd al-Fitr d’avoir lieu à Al-Aqsa cette année pour la première fois depuis qu’Israël a occupé Jérusalem-Est en 1967.

Les militants ont exprimé leur profonde inquiétude face aux actions oppressives d’Israël, craignant que le régime de Tel Aviv ait pour objectif de détruire le lieu saint islamique et de le remplacer par un temple juif.

Ben Gvir et d’autres forces extrémistes sionistes plaident depuis longtemps pour la prise de contrôle du site et bafouent régulièrement les lois protégeant le site contre l’empiètement des colons israéliens.

Laisser un commentaire

Avatar de Abdelhafid Akhmim