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Les dernières attaques israéliennes tuent au moins 12 personnes et en blessent des dizaines à travers le Liban

BEQAA, LIBAN – 21 FÉVRIER : Des destructions importantes sont constatées dans le village d’Aali en Nahri, dans la région libanaise de la Bekaa, après que des avions de guerre israéliens ont mené des frappes aériennes malgré un cessez-le-feu en vigueur, causant de graves dommages à plusieurs bâtiments et véhicules, le 21 février 2026. ( Suleiman Amhaz – Agence Anadolu)

Au moins 12 personnes ont été tuées et plus de 30 blessées, selon l’Agence nationale de presse libanaise, après qu’une nouvelle violation israélienne a vu des frappes aériennes frapper Baalbek dans l’est du Liban, intensifiant les tensions malgré un cessez-le-feu fragile.

Une frappe aérienne israélienne a frappé un bâtiment dans la ville de Riyaq, dans le district de Baalbek, le détruisant complètement et piégeant les victimes sous les décombres. L’Agence nationale de presse libanaise a rapporté que 12 personnes avaient été tuées et plus de 30 blessées dans un bilan préliminaire, les opérations de recherche et de sauvetage étant toujours en cours.

Les avions militaires israéliens ont mené une série de frappes dans le district de Baalbek vendredi soir.

Outre le bâtiment de Riyaq, les avions ont ciblé les plaines de Qasr Naba et de Tamnine al Tahta, ainsi que la région de Shaara, au pied de la chaîne de montagnes de l’est du Liban. Ces frappes ont marqué l’une des journées les plus meurtrières depuis la conclusion d’un cessez-le-feu en novembre 2024.

BEQAA, LIBAN – 21 FÉVRIER : Des destructions importantes sont constatées dans le village d’Aali en Nahri, dans la région libanaise de la Bekaa, après que les avions de combat israéliens ont mené des frappes aériennes malgré un cessez-le-feu en vigueur. (Suleiman Amhaz, AA)

Le groupe chiite libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran, a annoncé plus tard la mort de l’un de ses dirigeants, Hussein Mohammad Yaghi, à la suite des frappes.

Deux sources de sécurité ont déclaré que le haut dirigeant du Hezbollah, Hussein Yaghi, avait été tué dans les attaques. Yaghi est le fils de l’ancien député du Hezbollah Mohammad Yaghi, et ses funérailles devraient avoir lieu samedi, selon les médias liés au Hezbollah.

Des images de la télévision locale, filmées sur l’un des sites de frappe, montraient un immeuble réduit en ruines. Des équipes d’urgence ont été vues en train de lutter contre les incendies et de rechercher des survivants alors que de la fumée s’élevait des débris. Le bilan a été décrit comme inhabituellement élevé par rapport à d’autres incidents récents.

Plus tôt vendredi, une autre frappe israélienne a touché un camp de réfugiés palestiniens dans la ville portuaire de Sidon, tuant deux personnes.

L’armée israélienne a déclaré avoir frappé un « centre de commandement du Hamas » dans le camp d’Ain el Hilweh. Le Hamas a reconnu que deux de ses membres avaient été tués dans l’attaque, mais a déclaré qu’il s’agissait d’un « prétexte fragile » et que le bâtiment ciblé appartenait à une force de sécurité conjointe composée de diverses factions palestiniennes chargées de maintenir la sécurité dans le camp.

Réponse politique

Le président libanais Joseph Aoun a condamné ces attaques et averti qu’elles risquaient de saper les efforts diplomatiques. Il a déclaré que les attaques israéliennes en cours « constituent un acte hostile flagrant visant à saper les efforts diplomatiques entrepris par le Liban avec des pays frères et amis, au premier rang desquels les États-Unis, pour consolider la stabilité et mettre fin aux hostilités israéliennes contre le Liban ».

Aoun a ajouté que les raids « représentent une nouvelle violation de la souveraineté du Liban et une violation flagrante des obligations internationales » et reflètent « un mépris de la volonté de la communauté internationale, en particulier des résolutions de l’ONU appelant au plein respect de la résolution 1701 et à sa mise en œuvre complète ».

Il a renouvelé son appel aux pays qui soutiennent la stabilité régionale à « assumer leurs responsabilités pour mettre immédiatement fin aux attaques et exercer des pressions pour garantir le respect des résolutions internationales, d’une manière qui préserve la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale du Liban, et évite à la région une nouvelle escalade et de nouvelles tensions ».

Les dernières frappes surviennent dans un contexte de violations répétées par Israël du cessez-le-feu de novembre 2024, négocié par les États-Unis après des mois d’escalade de la violence. Israël a accusé le Hezbollah de tenter de reconstruire ses capacités et a mené des frappes quasi quotidiennes qui, selon lui, ciblent les militants et les installations.

Après le 7 octobre 2023, le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes depuis le Liban vers Israël en soutien au Hamas et aux Palestiniens. Israël a répondu par des frappes aériennes et des bombardements. Le conflit a dégénéré en guerre à grande échelle en septembre 2024 avant d’être maîtrisé par le cessez-le-feu deux mois plus tard.

Ce regain de violence survient à un moment de tension accrue dans la région, les États-Unis menaçant de frapper l’Iran si les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran échouent. Beaucoup au Liban craignent que le pays ne soit entraîné dans une confrontation plus large si une nouvelle guerre éclatait.

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