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Le plan « Riviera de Gaza » de Trump vise à tirer profit du génocide, selon un nouveau rapport

Un nouveau rapport publié par l’Institut Ayaan affirme que la proposition controversée de Donald Trump sur la « Riviera de Gaza » est un plan immoral et maléfique visant à extraire des richesses, à nettoyer ethniquement et à déposséder les Palestiniens.

Début 2025, le président américain Donald Trump a proposé une idée controversée pour le réaménagement d’après-guerre de la bande de Gaza. Le plan « Gaza Riviera », comme on l’appelait, envisageait de transformer le territoire assiégé et bombardé en une ville côtière haut de gamme et prospère.

Selon ce plan, Gaza devait devenir une « Riviera du Moyen-Orient ».

Cependant, le journal d’Ayaan met en évidence plusieurs éléments controversés du plan.

Jahangir Mohammed de l’Institut Ayaan, auteur du nouveau document d’information sur la proposition « Riviera de Gaza », affirme que le cadre soulève d’importantes préoccupations politiques, économiques et éthiques.

Ce qui semble être présenté comme un projet de reconstruction et de consolidation de la paix, affirme Mohammed, est en réalité un « mode d’extraction et de dépossession de richesses ».

Une façade

Selon le document, le modèle d’investissement décrit dans la proposition risque de traiter les Palestiniens comme des « obstacles ou une main-d’œuvre sans droits », tout en présentant la destruction à grande échelle comme une opportunité d’investissement.

Le rapport décrit le plan « Riviera de Gaza » comme un exemple de « capitalisme vautour », un modèle qu’il définit comme ciblant « des actifs en grande difficulté – des entreprises ou des économies au bord de l’effondrement – ​​en acquérant le contrôle à bas prix, puis en extrayant une valeur maximale grâce à des réductions agressives des coûts, au démembrement des actifs et à la restructuration, laissant souvent les parties prenantes d’origine appauvries ».

KHAN YUNIS, GAZA – 12 OCTOBRE : Une grande foule se rassemble pour les camions de premiers secours arrivés à Gaza après le cessez-le-feu via le poste frontière de Karm Abu Salim à Khan Yunis, Gaza, le 12 octobre 2025. ( Mahmoud Sabbah – Agence Anadolu)

Le plan « Riviera de Gaza » fait le contraire de ce qu’il prétend faire : être un véritable cadre pour la reconstruction post-conflit, la consolidation de la paix ou le relèvement humanitaire.

S’appuyant sur des informations rendues publiques et divulguées, le document affirme que la proposition remplace la responsabilité politique par une structure de gouvernance de type entreprise qui met de côté la représentation palestinienne.

Il affirme également que la reconstruction de la bande de Gaza, endommagée par la guerre, est présentée comme une « opportunité d’investissement à but lucratif plutôt qu’une obligation légale et morale ».

Autres problèmes

Parmi les principaux enjeux du plan « Riviera de Gaza » figure le controversé Board of Peace (BoP), une organisation internationale visant à promouvoir le maintien de la paix, créée par le président américain Donald Trump.

Selon le journal, la BoP fonctionne selon un modèle d’adhésion « payant pour jouer » proposé à 1 milliard de dollars, qui placerait le pouvoir de décision en grande partie entre les mains de riches États extérieurs et d’investisseurs privés.

DAVOS, SUISSE – 22 JANVIER : (« MINISTÈRE TURC DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES / DOCUMENT » – Le président américain Donald Trump et le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan assistent à la réunion du Conseil de la paix lors du 56e Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026. (Ministère turc des Affaires étrangères – Agence Anadolu)

Le rapport souligne également une proposition offrant des indemnités de réinstallation de 5 000 dollars aux Palestiniens, qui, selon lui, pourraient encourager le déplacement et créer ce qu’il décrit comme une « page blanche pour le réaménagement ».

Le rapport de l’Institut Ayaan a révélé que cette stratégie spécifique permettait au trust d’économiser 23 000 dollars pour chaque personne déplacée.

Un plan « immoral et maléfique »

Jahangir Mohammed, directeur fondateur de l’Institut Ayaan, a déclaré : « Ceci n’est pas un plan de paix ou de reconstruction. C’est un plan pour transformer le génocide, la destruction et le déplacement en une opportunité d’investissement. Profiter du génocide est immoral et mauvais, et il faut y faire face comme tel. »

L’Institut Ayaan a déclaré que le document d’information avait pour but d’informer les décideurs politiques, les journalistes, les organisations de la société civile et le grand public sur ce qu’il décrit comme les tendances émergentes dans les modèles économiques post-conflit.

Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, la menace d’une ingénierie démographique prévaut déjà. Les sionistes ont déjà et continuent d’implanter fermement leurs racines dans certaines régions de Palestine via des colonies de peuplement pour entraîner lentement un changement démographique.

Le document peut être téléchargé depuis l’Institut Ayaan ici.

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