Une importante ONG arabe de défense des droits de l’homme a déposé une demande d’application de sanctions britanniques contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, une décision considérée comme la première du genre dirigée spécifiquement contre un Premier ministre israélien en exercice.
Deighton Pierce Glynn (DPG) a déposé la demande auprès du Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement au nom de l’Organisation arabe des droits de l’homme du Royaume-Uni (AOHR UK).
Le document juridique indique que Netanyahu a rejeté à plusieurs reprises la possibilité d’un État palestinien et insiste sur le fait que toutes les terres situées à l’ouest du Jourdain doivent rester sous contrôle israélien.
Selon la communication, ces positions ne sont pas rhétoriques mais ont été traduites en décisions politiques et administratives concrètes du gouvernement.
Netanyahu est accusé d’avoir signé et approuvé des accords qui ont accéléré l’expansion des colonies dans toute la Cisjordanie.

Il s’agit notamment de mesures qui légitiment les revendications de souveraineté israéliennes sur les terres palestiniennes occupées, malgré les interdictions claires du droit international.
En décembre 2025, le gouvernement israélien a approuvé 19 nouvelles colonies juives en Cisjordanie. La décision comprenait également la légalisation rétroactive de plusieurs avant-postes de colonies auparavant non autorisés.
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La proposition soutient que l’approbation rétroactive récompense les saisies illégales de terres et renforce la violence des colons et le déplacement des communautés palestiniennes.
Les avocats britanniques affirment que ces actions constituent une stratégie délibérée visant à annexer la Cisjordanie sans en avoir le nom.
Ils avertissent que la croissance continue des colonies fragmente le territoire palestinien et rend impossible un État palestinien viable.
La communication accuse en outre Israël de déplacer de force les Palestiniens et de maintenir un système d’apartheid et de persécution. Il soutient que ces politiques violent la Quatrième Convention de Genève et plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
Les organismes internationaux, notamment les Nations Unies et les principales organisations de défense des droits de l’homme, ont condamné à plusieurs reprises les activités de colonisation d’Israël.
Le gouvernement britannique a également publiquement critiqué l’expansion des colonies, la qualifiant d’illégale et d’obstacle à la paix.
Action parlementaire
Cette proposition a été soutenue par l’Organisation arabe pour les droits de l’homme du Royaume-Uni, qui appelle à une intervention parlementaire.
L’AOHR UK a appelé les membres du Parlement et leurs pairs de tous les partis à soutenir publiquement l’action en justice.

L’organisation souhaite que les parlementaires fassent pression sur le gouvernement pour qu’il agisse conformément à ses engagements envers le droit international.
L’absence de réponse porterait atteinte à la crédibilité du Royaume-Uni en matière de droits de l’homme et d’État de droit.
L’AOHR UK affirme que le Royaume-Uni ne peut pas condamner rhétoriquement l’expansion des colonies tout en poursuivant ses relations commerciales habituelles avec Israël.
Le groupe réclame des conséquences diplomatiques et juridiques significatives, plutôt que des déclarations d’inquiétude.
Ils soulignent que le Royaume-Uni a l’obligation légale de ne pas reconnaître ou faciliter une annexion illégale.
Les militants pensent qu’un soutien parlementaire enverrait un signal fort à Israël et à ses partenaires internationaux.
Position du gouvernement britannique et contexte plus large
De hauts responsables du gouvernement britannique ont déjà reconnu les obligations légales d’Israël.
Le Premier ministre Sir Keir Starmer a déclaré qu’Israël devait se conformer au droit international à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés.
L’ancien ministre des Affaires étrangères David Lammy a qualifié certains aspects de la conduite d’Israël d’intolérables et d’inacceptables.

Malgré ces déclarations, les critiques affirment que la politique britannique n’a pas réussi à empêcher la poursuite de l’expansion des colonies.
Les colonies israéliennes en Cisjordanie se sont développées rapidement au cours des dernières décennies, abritant plus de 700 000 colons.
Les colonies sont construites sur des terres saisies aux Palestiniens et sont reliées par des routes que les Palestiniens n’ont souvent pas le droit d’utiliser.
Les groupes de défense des droits de l’homme affirment que les colonies sont au cœur d’un système de ségrégation et de domination sur les Palestiniens.
La Cour internationale de Justice a déjà jugé que les pratiques d’occupation israéliennes violaient le droit international.
La proposition actuelle soutient que les actions récentes de Netanyahu marquent une escalade vers une annexion formelle.
Les avocats préviennent que l’annexion consoliderait définitivement les inégalités et mettrait fin à l’autodétermination palestinienne.
Ils avertissent également que l’inaction des acteurs internationaux encourage de nouvelles violations.
Le document conclut que le Royaume-Uni doit passer des paroles aux actes si l’on veut que le droit international conserve son sens.






