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Bob Vylan n’est pas inculpé pour le chant « Mort à Tsahal » à Glastonbury

Bob Vylan, le duo punk-rap britannique, n’a fait l’objet d’aucune accusation pour le chant controversé « Mort à l’armée israélienne » lors de leur prestation en tête d’affiche au Festival de Glastonbury en juin.

La police d’Avon et du Somerset ont confirmé qu’après un examen approfondi des images et des témoignages, ils ont conclu qu’il y avait « des preuves insuffisantes » pour engager des poursuites pénales contre le groupe ou son leader, Pascal Robinson-Foster, connu sous le nom de Bobby Vylan.

Des officiers supérieurs ont déclaré que ces documents ne fournissaient pas de perspectives réalistes de condamnation en vertu de la loi britannique.

Un homme d’une trentaine d’années a été interrogé sous caution plus tôt dans l’enquête, mais aucune arrestation ni inculpation n’a été faite au Crown Prosecution Service (CPS).

La décision met effectivement un terme à la procédure judiciaire.

La controverse de Glastonbury

L’incident s’est produit lors du festival de Glastonbury en 2025, où le set de Bob Vylan comprenait des chants de « mort, mort à Tsahal », faisant référence aux Forces de défense israéliennes (FDI) occupantes.

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Ces phrases ont été prononcées au milieu de déclarations plus larges soutenant la Palestine et critiquant la campagne de génocide et de nettoyage ethnique menée par Israël à Gaza.

La performance a été diffusée en direct sur iPlayer de la BBC, provoquant une réaction immédiate.

Les organisateurs ont condamné ce langage, le qualifiant d' »inacceptable », affirmant qu’il allait à l’encontre de la philosophie déclarée du festival, à savoir « l’espoir, l’unité, la paix et l’amour ».

Plusieurs personnalités politiques, dont le Premier ministre Keir Starmer, ont qualifié ce chant de « discours de haine épouvantable ».

La ministre de l’Intérieur, Yvette Cooper, a par la suite reconnu ses inquiétudes quant à l’impact de telles déclarations sur les relations communautaires.

Pas de frais

La police a déclaré que même si les chants et la rhétorique sur scène étaient offensants pour beaucoup, les normes légales en matière de discours de haine ou d’incitation à la haine n’étaient pas respectées.

Les agents ont travaillé avec le CPS pour évaluer si les commentaires pendant l’émission pouvaient être considérés comme un crime.

En fin de compte, les autorités ont déterminé qu’il était peu probable que les poursuites aboutissent.

Dans un communiqué, la force a souligné qu’il existe des limites élevées à la liberté d’expression au Royaume-Uni.

La décision indique que même des déclarations profondément impopulaires ou provocatrices peuvent ne pas constituer une criminalité à moins qu’il n’y ait un lien clair avec le désordre ou la violence.

Conséquences pour Bob Vylan

Même s’ils ne seront pas inculpés, Bob Vylan a subi des conséquences importantes.

Graffiti « Mort à Tsahal » (Wikimedia Commons)

Ils ont été licenciés par leur direction et leur agence artistique, et leurs visas américains ont été révoqués, annulant les tournées prévues.

Le duo a défendu ses actions, arguant que leurs critiques étaient politiques et non racistes.

Bobby Vylan a déclaré à plusieurs reprises qu’il maintenait ses propos et qu’il les répéterait, les présentant comme une opposition à la violence militaire plutôt que comme une haine envers qui que ce soit.

Ils ont également intenté une action en justice, intentant une action en diffamation en Irlande contre la chaîne de télévision RTÉ pour sa couverture de l’incident, qui, selon eux, a faussement qualifié leurs commentaires d’antisémites.

Les critiques affirment que le slogan « Mort à Tsahal » est passé de la critique politique à la rhétorique dangereuse. Mais ses partisans rétorquent qu’il s’agissait d’une protestation symbolique contre une action militaire et non d’un appel littéral à la violence.

L’incident a relancé des débats plus larges au Royaume-Uni sur la frontière entre discours protégé et incitation illégale, en particulier dans le contexte de conflits internationaux et de tensions nationales.

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