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14 morts dans des frappes nocturnes alors que les attaques israéliennes sur le Liban s’intensifient

SIDON, LIBAN – 13 MARS : des gens se rassemblent au cimetière de la ville lors de l’enterrement des victimes tuées lors d’une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, le 13 mars 2026. Neuf personnes ont été tuées et sept autres blessées lors de la frappe un jour plus tôt. Les victimes, dont des enfants, ont été inhumées après l’attaque. ( Mohamad Zanaty – Agence Anadolu )

Quatorze personnes, dont deux enfants, ont été tuées lors de frappes aériennes menées pendant la nuit par Israël sur le sud du Liban, alors que les attaques qui s’intensifient ont tué au total 850 personnes dans le pays depuis le 2 mars.

La violence au Liban s’est fortement intensifiée à mesure que les frappes israéliennes et les attaques du Hezbollah se poursuivent de l’autre côté de la frontière, entraînant le pays plus profondément dans une confrontation régionale qui a commencé avec l’Iran, Israël et les États-Unis.

Les villes du sud et certaines parties de Beyrouth ont été confrontées à des bombardements répétés, tandis que des milliers d’habitants ont fui leurs maisons alors que la situation humanitaire s’aggravait.

Les autorités sanitaires signalent que plus de 850 personnes ont été tuées et 2 105 blessées depuis le 2 mars, tandis que les infrastructures et les zones résidentielles ont été endommagées par des frappes répétées. Les organisations humanitaires et les responsables internationaux préviennent qu’une escalade continue pourrait dévaster de grandes parties du pays et aggraver une crise économique et politique déjà fragile.

La pression diplomatique s’accentue de la part de plusieurs gouvernements et les organisations internationales appellent à la retenue pour éviter une nouvelle escalade.

Les appels à des négociations et à des pourparlers de cessez-le-feu se sont intensifiés à mesure que la violence s’étend et que les craintes grandissent que le Liban puisse devenir un point focal du conflit dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Pression internationale

L’Espagne a vivement critiqué l’escalade de la violence et qualifié la situation d’« inacceptable ». Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré que les citoyens ordinaires du Liban étaient « victimes d’une guerre qu’ils n’avaient pas provoquée » alors que les hostilités entre Israël et le Hezbollah continuaient de s’intensifier.

Albares a exprimé son soutien aux autorités libanaises, affirmant que le gouvernement faisait « tout son possible pour assurer la sécurité de la population ». Il a souligné que la stabilité du pays dépend du maintien de la souveraineté nationale et du renforcement des institutions étatiques.

Il a également averti que la poursuite des attaques ne ferait qu’aggraver l’instabilité dans la région. Selon Albares, « la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban sont vitales » et « les Forces armées libanaises doivent être capables de maintenir le monopole de la force par l’État ». Il a ajouté que l’escalade « n’apporte pas la sécurité, mais seulement davantage de violence et de souffrance » et a souligné que « pour un avenir de sécurité et de stabilité, au Liban et dans la région, l’Espagne continue d’œuvrer au dialogue et à la négociation ».

Bilan humain

Les combats ont causé de lourdes pertes civiles. Les autorités sanitaires libanaises affirment que plus de 800 personnes ont été tuées et plus de 2 000 blessées depuis début mars alors que les frappes aériennes et les attaques transfrontalières se sont intensifiées.

Parmi les victimes figurent des femmes, des enfants et des secouristes. Les autorités médicales ont rapporté que des dizaines de secouristes étaient morts alors qu’ils répondaient à des missions de sauvetage lors des bombardements israéliens. Lors d’une frappe contre un centre de santé de la ville méridionale de Burj Qalawiya, 12 médecins, ambulanciers et infirmières travaillant dans cet établissement ont été tués alors qu’ils étaient en service.

BEYROUTH, LIBAN – 13 MARS : Le président libanais Joseph Aoun (à droite) rencontre le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres (à gauche), à ​​Beyrouth, au Liban, le 13 mars 2026. ( Présidence libanaise – Agence Anadolu)

La crise humanitaire croissante a également entraîné des déplacements massifs. Les responsables des Nations Unies estiment que plus de 800 000 personnes ont été forcées de quitter leurs maisons alors que les bombardements se sont étendus au sud du Liban et dans la banlieue de Beyrouth.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a averti que la situation pourrait s’aggraver considérablement si les violences se poursuivaient. « Le sud (du Liban) risque de devenir un désert. Le sud de Beyrouth, qui fait l’objet d’ordres d’évacuation massifs de la part d’Israël, risque d’être bombardé jusqu’à l’oubli », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’« il n’y a pas de solution militaire, seulement la diplomatie ».

Pourparlers diplomatiques

Malgré la violence, des discussions sur d’éventuelles négociations commencent à émerger. Des responsables libanais seraient en train de préparer une délégation pour explorer d’éventuels pourparlers avec Israël dans le but de mettre un terme aux combats.

Des sources indiquent que l’équipe de négociation pourrait comprendre des représentants de différentes factions politiques libanaises afin de présenter une position nationale unifiée. Les lieux possibles de pourparlers incluent Chypre ou une capitale européenne.

Certains dirigeants libanais insistent sur le fait qu’un cessez-le-feu doit être une priorité avant le début des négociations formelles. Le chef du Parlement, Nabih Berri, aurait exigé l’arrêt immédiat des hostilités avant d’engager des discussions diplomatiques.

Les dirigeants internationaux encouragent également le dialogue. Le président français Emmanuel Macron a proposé d’accueillir les négociations et a averti qu’une diplomatie urgente était nécessaire pour éviter une nouvelle instabilité. Il a averti que « tout doit être fait pour empêcher le Liban de sombrer dans le chaos ».

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